C’est le scientifique Hubert REEVES qui nous l’explique :
« On peut comparer une étoile à une cloche, quand elle entre en résonance, elle vibre sur l’ensemble de sa surface. Mais il faut une cause pour la mettre dans un état pareil. Sous ses apparences calmes, l’étoile bout intérieurement, des mouvements de convections brassent sa matière et provoquent des vibrations sur des quantités de fréquences qui affectent sa lumière. C’est pour cela que l’on dit que les étoiles chantent.
Les chants des étoiles sont étroitement liés aux tremblements stellaires. Comme la terre, les étoiles sont soumises à des séismes provoqués par leur propre activité. La différence, c’est que sur notre planète compacte, les tremblements de terre sont brefs et localisés. Dans les étoiles, en revanche, qui ne sont que d’immenses boules de gaz, les séismes se propagent dans toute la structure de l’astre et pour longtemps, puisque les vibrations durent le plus souvent des milliers voire des millions d’années. Ces pulsations engendrent des ondes sonores qui traversent l’étoile de part en part. Selon leur trajet et les couches traversées, les ondes se transforment, émettant au final des millions de « notes » différentes. Toutefois, ces sons célestes ne sont pas audibles pour une oreille humaine : ils équivalent à une fréquence de 3 millièmes de hertz, alors que le son le plus grave audible par notre oreille est de 20 hertz. »
Alors, tant pis ! Nous n’entendrons pas ce concert la nuit de Noël ! Mais il en est bien d’autres.
Entendez-vous celui qui monte du cœur de tous les hommes de bonne volonté qui se dépensent pour rendre notre monde plus habitable ? Mêlons notre voix à la leur et vivons des fêtes de fin d’année dans la joie et la paix !..
(L’article ci-dessus, tiré de Sciences et Avenir, vous donne envie d’en savoir plus ?
Vous pouvez alors lire « La chanson du soleil » de Sylvie Vauclair chez Albin Michel) |