Nos voisins wallons nous montrent l’exemple:
Nature & Progrès a été écouté ! La Région Wallonne va ratifier la « Charte de Florence »
Mise en ligne le 26/10/2008 - Dernière mise à jour le 26/10/2008
Le 5 juillet 2005, alors que les
parlementaires wallons s’informaient sur l’impact des OGM (Organismes
Génétiquement Modifiés) afin de légiférer, le Secrétaire Général de Nature
& Progrès concluait ainsi son audition devant la Commission de
l’Environnement du Parlement Wallon :
« Nature & Progrès, Mesdames et
Messieurs, pense que la Région Wallonne doit aujourd’hui se donner le temps de
la réflexion et de l’analyse, qu’elle doit entre-temps se protéger contre la
pollution avérée des OGM ! Nous proposons donc que, dans l’attente des arrêtés
d’exécution du décret, le Parlement de la Région Wallonne déclare la Wallonie «
zone sans OGM » en invitant le Gouvernement à ratifier la « Charte des
régions et des autorités locales d'Europe sur la coexistence entre les OGM et
les cultures traditionnelles et biologiques » adoptée, à Florence le 4
février dernier, par vingt exécutifs régionaux de l’Union européenne. Nous
proposons de mettre ce délai à profit afin de continuer les recherches pour
évaluer et quantifier les avantages et les risques liés aux OGM, pour définir -
si cela est possible ! - les conditions de culture qui permettront de
maintenir, dans notre Région Wallonne, une agriculture indemne d’OGM, ce qui,
après tout, est encore notre droit le plus strict ! »
Nature & Progrès n’avait pas manqué de
réitérer cette demande au moment où la Région Wallonne avait adopté son Décret
de coexistence des cultures, en juin dernier.
Aujourd’hui, un peu plus de trois ans
après, notre demande a été pleinement rencontrée puisque la Région Wallonne
sera prochainement membre du Réseau des Régions d’Europe sans OGM !
Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela signifie que la Région Wallonne
s’inscrit nettement dans le cadre d’une politique qui entend :
protéger
l’agriculture conventionnelle et biologique contre les OGM ;
créer des zones
sans OGM sur base d’analyses environnementales et socio-économiques ;
établir au niveau
européen un principe de responsabilité des opérateurs de cultures OGM en cas de
dommages causés aux autres cultures ;
encadrer les
recherches sur les OGM ;
certifier des
approvisionnements de matières premières sans OGM ;
sauvegarder la
biodiversité ;
faire valoir le
principe de précaution quant à l’introduction de nouvelles variétés OGM en
Europe ;
mettre en place un
réseau européen d’échange d’informations et de réflexion sur les enjeux et les
conséquences des OGM en Europe.
Cela signifie surtout que la Région
Wallonne entend peser désormais, tant au niveau belge qu’européen, afin de
faire droit à tous ceux qui souhaitent encore ne pas trouver d’OGM dans leurs
assiettes…
Nature & Progrès remercie et félicite
le Gouvernement Wallon pour ce geste particulièrement fort qui témoigne d’une
grande lucidité quant au devenir de l’agriculture, tant au niveau local que
mondial… Il est, en effet, souvent plus simple de croire les belles promesses
des grandes sociétés multinationales que d’entendre la légitime inquiétude du
simple citoyen.
Nature & Progrès se félicite également
que les premiers arrêtés d’application soient en cours d’adoption, en ce qui
concerne le maïs. Nous attendons évidemment avec une grande impatience les
arrêtés d’application qui concernent les autres cultures.