Marre d’être la fée du logis et de chez soi les territoires de l’intimité !
Mise en ligne le 22/12/2009 - Dernière mise à jour le 22/12/2009
La maison est un vecteur de transmission d’une génération à
une autre, d’un « capital » qui dépasse largement les savoir-faire.
C’est que la maison, dont la dimension première est d’être abri, refuge,
protection, assure également des fonctions symboliques.
Ainsi, le type de vie
que la maison permet, son ambiance, son organisation spatiale, sa décoration…
traduisent et transmettent un certain sens de l’hospitalité, de la
convivialité, du bien-être, de l’intimité, du vivre ensemble.
D’une façon générale, la transmission des valeurs liées à
l’intimité de la vie familiale est une activité féminine. Les femmes sont l’âme
de la maison, elles en sont les servantes mais aussi les souveraines.
Aujourd’hui ce rôle elles le vivent de façon paradoxale et
c’est une position difficile à tenir. D’une part elles ont le goût de la maison
et le goût de la famille. Elles aiment aménager et décorer leur intérieur.
Elles rêvent toujours de faire de leur maison un nid protégé des violences du
dehors, pour elle, pour leur compagnon, pour leurs enfants. Elles aiment le
foyer qu’elles bâtissent de leurs gestes quotidiens.
Mais aussi chaque matin,
elles font le saut périlleux des soucis et des joies domestiques aux défis de
leur métier ou de leur engagement dans la société. Et le soir, elles
renouvellent la prouesse en sens inverse !
Perler Serfaty – Garzonpsychosociologue
Auteur de « Marre d’être
la fée du logis et de chez soi les territoires de l’intimité »
Chez Armand Colin
"Alors ? Un peu de reconnaissance envers les
femmes !!!!"