61% des français seraient prêts à payer 5% de plus pour un « bien éthique ».
Mise en ligne le 23/05/2010 - Dernière mise à jour le 23/05/2010
La consommation éthique
61% des français seraient prêts à payer 5% de plus
pour un « bien éthique ».
Acheter un vêtement sans mauvaise conscience relève
du casse-tête. Un vêtement peut avoir été fabriqué en matière biologique (sans
substance chimique ni chlore) mais en ne respectant pas les droits sociaux.
A l’inverse, il est fréquent qu’un vêtement
labellisé « commerce équitable » garantissant un salaire décent à ses
producteurs, soit fabriqué à partir d’un coton dont la production a été très
polluante. (Les cultures de coton conventionnel utilisent 25% des insecticides
et 11% des pesticides vendus dans le monde pour 2,5% des surfaces cultivées de
la planète. Environ 5250 L
d’eau sont nécessaires pour produire 1Kg de coton conventionnel. Enfin la
trentaine de traitements chimiques utilisés dans la production conventionnelle
et les rejets des eaux usées des usines textiles sont responsables d’un million
d’intoxications et de 22000 décès par an selon l’OMS).
La tendance est toutefois de concilierle biologique et l’équitable. Les labels
« Bio-Rei » et « Bio- équitable » vont dans ce sens.
Aude Carasco
En conclusion, si la filière « Bio »
« développement durable » qu’elle veut s’appliquer veut se développer
il est impératif qu’elle arrive à définir des normes précises et claires pour
le consommateur. Cela semble être l’un des objectifs fixés par le Grenelle de
l’environnement.